Informations bibliographiques

Ligne directriceVaccins BCG : Document de position de l'OMS - février 2018
Année de publication2018
Institution émettriceWorld Health Organization

Recommandation

Maintenue
Élaborée à l'origine

Les enfants déjà infectés par le VIH lorsqu’ils sont vaccinés par le BCG à la naissance courent un risque accru de développer une BCGite disséminée. Cependant, si les personnes infectées par le VIH, notamment les enfants, reçoivent un traitement antirétroviral, que leur état de santé clinique est bon et qu’elles sont immunologiquement stables (CD4 > 25 % chez les enfants de moins de 5 ans ou numération de CD4 ≥ 200 chez les personnes de plus de 5 ans), elles devraient être vaccinées par le BCG. En général, les populations dans lesquelles la prévalence de l’infection à VIH est élevée ont également une charge de morbidité due à la tuberculose plus élevée ; dans ces populations, les risques associés à l’utilisation du vaccin BCG l'emportent sur les avantages de l'éventuelle prévention d'une tuberculose grave par une vaccination à la naissance. Dans ces populations, les recommandations sont ainsi les suivantes :

  • les nouveau-nés de mères dont le statut sérologique pour le VIH est inconnu doivent être vaccinés, car les avantages de la vaccination par le BCG l’emportent sur les risques,
  • les nouveau-nés de mères séropositives et dont le statut sérologique pour le VIH est inconnu doivent être vaccinés s’ils ne présentent pas de données cliniques probantes permettant d'évoquer une infection au VIH, que la mère reçoive ou non un traitement antirétroviral, et
  • bien que les données probantes soient limitées, chez les nouveau-nés qui présentent une infection au VIH confirmée par des tests virologiques précoces, la vaccination par le BCG doit être retardée jusqu’à ce que le traitement antirétroviral soit instauré et qu'une stabilité de l'état du nourrisson soit confirmée sur le plan clinique et immunologique (CD4 > 25 %).

Recommandé

Apparaît également dans

Cette recommandation apparaît également dans les lignes directrices suivantes :

Ligne directrice

WHO guidelines on the management of advanced HIV disease

Année2025
InstitutionWorld Health Organization